L’histoire et les origines du thé blanc

Qui a dit que le thé était seulement l’apanage des asiatiques ! Ce breuvage aux mille et une bienfaits a conquis le monde et est devenu incontournable à la maison, au travail, dehors, bref partout. Il faut toutefois savoir que cette boisson tonifiante se décline en diverses variétés. Si vous souhaitez opter pour celle d’entre elles qui gardent les propriétés physiques et naturelles du théier, c’est le thé blanc qui faut choisir. C’est quoi cette variété de thé ? Elle est originaire d’où et quelle est son histoire ?

Qu’est-ce que le thé blanc ? 

Ne vous méprenez pas et ne vous faites pas tromper avec le jeu sur les couleurs. Toutes les variétés de thés qu’elles soient vertes, rouges ou noir sont issues d’un seul et même arbuste qu’est le théier « Camellia Sinensis ». Pour qu’on ait alors le thé blanc qu’on connaît aujourd’hui, il a fallu passer par des processus ainsi qu’une étape de sélection et de préparation bien donnée. Mais sachez d’entrée de jeux que le thé blanc est un thé légèrement oxydé, environ 12 % d’oxydation, selon la méthode traditionnelle. C’est le thé qui connaît la transformation la plus faible par rapport à la feuille fraîche du théier, ce qui  fait qu’il garde une plus grande quantité de polyphénols, de flavonols et autres éléments. Le thé vert se place tout juste derrière lui. Ce thé peut être conservé durant plusieurs années. 

Il est reconnaissable à ses bourgeons encore fermés suivis de deux jeunes feuilles qu’il porte dessous. Comparé aux  autres variétés de thé, le thé blanc ne subit que deux niveaux de traitement qui sont le flétrissage et la dessiccation. Sa récolte ne se fait qu’à l’aube et au début du printemps, uniquement durant deux jours et ceci à condition que le temps soit favorable. Le thé blanc est recueilli sur des théiers ayant atteint 5 ans de maturité minimum. Cette récolte est réalisée à la main et ne s’opère qu’une seule fois par an, pendant les trois premiers jours de printemps. Le bourgeon recouvert d’un duvet couleur argent lors de la récolte et qui prend une teinte blanche lors du séchage est à l’origine de son appellation thé blanc. 

Le thé blanc est aussi connu pour être le thé le moins chargé en théine. Ce qui en fait un parfait allié santé. Vous avez par exemple 15 mg  de théine par tasse contre 40 mg pour le thé noir et 20 mg pour le vert. Grâce à sa faible teneur en théine, vous pouvez le prendre le soir sans courir le risque d’insomnie. Son goût peu prononcé, léger et élégant fait tout son charme. Toutes ces caractéristiques font de lui un thé haut de gamme. Il est très riche en polyphénols et antioxydants naturels. Il est également riche en vitamine C et en vitamine E. 

Quelle est l’origine du thé blanc ?

Comme vous pouvez vous en doutez, le thé blanc vient naturellement de la Chine. Il est plus précisément originaire de la ville côtière de Fujian l’une des principales provinces chinoises réputée pour ses productions de thé, notamment dans des circonscriptions de Fuding, Zhenghe, Jianyang et Songxi.

D’autres pays comme le Japon, l’Inde, le Sri Lanka et quelques pays d’Afrique sont également devenus des producteurs de thé avec une légère différence observée au niveau du goût.

Dans la province de Fujian, différentes variétés de thé blanc sont produits. Vous avez exemple le Baihao Yinzhen ou les « Aiguilles d’argent aux poils blancs », qui doit son nom au fait qu’il se présente sous la forme de bourgeons en forme d’aiguilles ainsi que le Baimudan ou la «Pivoine blanche ». Ces variétés sont également cultivées au Taïwan, au Sri Lanka, en France (île de la Réunion), en Inde et  au Népal.  Vous avez aussi d’autres variétés de thé blanc comme le Gongmei (Tribute Eyebrow), Le Shou Mei (Noble, Long Life Eyebrow) et le Fujian New Craft. (DaBaiCha ou DaHoaCha)

Histoire du thé blanc 

Le thé blanc remonterait à la dynastie Tang (618-907) plutôt qu’à la dynastie des Song (920-1269) comme le pensent certains.

À cette époque ce n’est pas la même méthode de préparation et de consommation qu’on connaît aujourd’hui. Les feuilles de thé blanc récoltées précocement n’apparaissaient que dans des gâteaux comprimés et les morceaux cassés étaient trempés dans des bouilloires en terre cuite.

Ce thé était à l’époque rare et  peu connu. Seule la famille royale avait le droit d’en consommer. Il a fallu l’arrivée de la dynastie Ming (1368-1644) pour qu’on ait une nouvelle méthode de traitement et de préparation du thé blanc. Ce-dernier est obtenu à partir de feuilles séchées au soleil et non roulées, avec une qualité qui dépasserait celle du thé traditionnel, chauffé. 

C’est à la fin du XVIIIème siècle que le Silver needles (aiguilles d’argent) a été attesté sous la dynastie Qing. La qualité de ce thé commence alors à être connue, accroissant alors sa renommée. Le thé blanc  a commencé par être exporté vers les autres pays d’Asie et également vers l’Europe.

Pour ne pas entacher sa qualité, sa production n’est pas massive. C’est ce qui fait qu’il est rare avec un coût relativement élevé plus que les autres thés.

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